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Internet foisonne de nouveaux projets et les vidéos humoristiques sont parfois presque des courts-métrages. En voici 5 à découvrir et exploiter !

 

1/ Golden Moustache, « La routine » (Léa Camilleri) :

Mini présentation de la vidéo : l’histoire d’un couple, de la rencontre à la séparation, aux états d’âme et à (peut-être) la réconciliation – le tout avec de l’humour et un ton décalé ! C’est une vidéo du collectif Golden Moustache, plateforme vidéo humoristique née en 2012 sur Internet, avec le parrainage des chaînes de télé françaises M6 puis W9.

Pistes pour trouver de maxi-idées d’exploitation :

  • Public : jeunes adultes et adultes. Niveau A2+ à C2.
  • Objectifs à travailler : raconter l’histoire d’une relation, décrire des sentiments et des émotions, décrire physiquement des personnages.
  • Suggestions : cacher les sous-titres dans un premier temps et faire deviner qui sont les « personnages » qui font irruption dans l’espace. On peut montrer d’abord l’identité du personnage « la routine » puis petit à petit, faire émettre des hypothèses et faire trouver qui sont les autres.

2/ Bref. « Je remets tout à demain » :

Mini présentation de la vidéo : bref. est une série télé française de format court créée par Kyan Khojandi et Bruno Muschio et diffusée au sein du Grand Journal de la chaîne de télé Canal+ en 2012, dont beaucoup d’épisodes sont maintenant consultables sur YouTube. La série raconte des épisodes de la vie du personnage principal, un trentenaire parisien, sans emploi et célibataire, qui commente les vidéos à la première personne, avec une élocution très rapide. Sa vie reste banale, jusqu’à ce qu’il rencontre une fille très belle lors d’une soirée et commence à se focaliser sur elle.

Remarque : La chaîne de télé Canal+ a mis des restrictions sur cette vidéo, elle risque de ne pas être accessible dans certains pays.

Pistes pour trouver de maxi-idées d’exploitation :

  • Public : jeunes adultes et adultes. Niveau B1+ à C2.
  • Objectifs à travailler : parler de ses habitudes quotidiennes
  • Suggestions : le débit de la narration étant très rapide, envisager d’abord un visionnage de la vidéo sans le son, un travail sur l’image avec émission d’hypothèses sur ce qui est montré. Si les apprenants connaissent déjà bref., pourquoi ne pas leur proposer de rédiger puis enregistrer leur propre bande-son et ensuite seulement d’écouter la vraie ?

3/ bref. Parodie réussie de Florence Foresti :

Mini présentation de la vidéo : L’humoriste Florence Foresti s’est essayée à la parodie de bref. et le résultat est très réussi, elle a conservé le ton des vidéos de Kyan Khojandi, et surtout sa diction hyper rapide !

Pistes pour trouver de maxi-idées d’exploitation :

  • Public : jeunes adultes et adultes. Niveau B1 à C2.
  • Objectifs à travailler : parler de ses habitudes quotidiennes, découvrir des références culturelles actuelles.
  • Suggestions :
    • Travail sur l’image. Faire faire l’activité du « dos à dos » : les apprenants sont par binômes. Dans une première étape, l’un des deux regarde la vidéo sans le son et la commente (lieux, actions, attitudes des personnages…), l’autre ne regarde pas la vidéo et écoute les commentaires. Tous les binômes de la classe font les activités simultanément. L’enseignant peut faire de mini-pauses pendant la projection pour laisser à ceux qui parlent le temps de développer leurs idées. Après cela, ceux qui ont écouté restituent les infos comprises. À la moitié de la vidéo, on échange les rôles. Pour finir, tout le monde regarde l’intégralité de la vidéo.
    • Travail sur le son. Montrer plusieurs fois la vidéo avec la bande-son. Demander aux apprenants de préparer des questions de compréhension (en solo ou en binômes), puis de soumettre leurs questions à d’autres apprenants de la classe. Ainsi, vous n’avez pas de questionnaire de compréhension à préparer avant le cours, c’est pendant la leçon que vous devrez les aider. Et cela suscitera en eux un intérêt accru pour comprendre les dialogues de ce petit film.

4/ Golden Moustache, « Le décodeur » (Lucien Maine) :

Mini présentation de la vidéo : une mère et son fils ado attendent le bus, la communication est difficile… Mais peut-être qu’une appli de smartphone va faire changer les choses…

Pistes pour trouver de maxi-idées d’exploitation :

  • Public : à travailler autant avec des ados que des adultes. Niveau B1 à C2.
  • Objectifs à travailler : formuler des questions, rapporter des paroles, décrire des relations parents-enfants, donner son opinion sur la technologie.
  • Suggestions :
    • Montrer la vidéo petit à petit, faire deviner ce qui va suivre, ce qui va être dit. Une fois que le principe du décodeur est compris, faire imaginer comment les décodeurs interprètent les paroles du fils, puis celles de la mère.
    • Proposer aux apprenants de réaliser des saynètes voire des vidéos sur le même modèle, mais dans d’autres contextes (patron et employé ; client et vendeur ; prof et étudiant ; couple ; etc.)
    • Problématique à développer pour un débat : « Les utilisations controversées des nouvelles technologies » / « Les nouvelles technologies peuvent-elles rapprocher les générations ? »

5/ Shaaker, « J’achète ou pas ? » :

Mini présentation de la vidéo : c’est l’histoire du dilemme d’un jeune homme complètement « fauché » : va-t-il acheter un jeu vidéo ou bien faire les courses pour la maison comme le lui demande sa petite-amie ?! Il s’agit d’une vidéo du collectif Shaaker, plateforme vidéo humoristique sur YouTube.

Pistes pour l’utiliser au maximum :

  • Public : à travailler autant avec des ados que des adultes. Niveau B1 à C2.
  • Objectifs à travailler : décrire un état d’esprit, des réactions émotionnelles, donner son opinion, argumenter, faire des hypothèses.
  • Suggestions :
    • Commencer par une « bataille d’arguments » sur les avantages et les inconvénients des jeux vidéo (on partage la classe en deux, chaque groupe doit trouver un maximum d’avantages et de désavantages, sans qu’ils n’aient déjà été cités par les autres).
    • Faire regarder la vidéo (en s’arrêtant avant la chute) et demander aux apprenants d’identifier les implications possibles si le protagoniste achetait le jeu vidéo ou allait plutôt faire les courses. Possibilité de travailler les hypothèses, par exemple. Puis une fois qu’on a vu qu’il achète finalement le jeu, faire imaginer la fin (réaction de sa copine, problèmes engendrés, etc.) !