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La correction des productions écrites

Une des activités parfois chronophages (notons-le) qui revient à l’enseignant-formateur est la correction des copies d’étudiants. Suivant les institutions, ces PE peuvent entrer dans un système d’évaluation (continue par exemple) ou non, mais il s’agit d’une autre question que nous ne nous priverons certainement pas de traiter un jour.

Dès le début de ma pratique, je me suis interrogée sur la plus-value pour les étudiants de ces corrections et cela relié à  mon expérience (pas toujours bonne, je vous le rappelle) de l’apprentissage des langues, je me suis vite interrogée sur la manière de faire progresser mes étudiants et d’éviter ces erreurs répétitives d’une production à l’autre.

Production écrite : Constat

production-ecrite2En théorie, l’enseignant attend ou encourage ses apprenants à reprendre leur copie pour corriger leurs erreurs. Dans les faits, vous avez les étudiants qui le font, qui viennent vous poser des questions et ceux dont vous retrouvez la copie au fond d’une poubelle à la fin de l’heure.

Finalement, mon dimanche après-midi à corriger des copies aura servi à 10 % des apprenants. Certes, je caricature mais la question se pose de comment accompagner les apprenants dans une étape nécessaire à leur apprentissage.

Production écrite  et autocorrection : proposition

Une des pistes  pour répondre à ma problématique a été de les conduire sur le chemin (difficile) de la prise de conscience et de l’autonomisation.

thinking-272677_640Je propose donc (presque) systématiquement à mes étudiants un travail d’autocorrection grâce à un tableau tout simple permettant de réfléchir tant à la cause de l’erreur qu’à la solution à mettre en place. Lorsque je rends une copie (en évitant la note si l’institution ne me l’impose pas), je leur propose un temps de travail en classe et en sous-groupe sur leur copie (et oui, il est bien plus facile de voir et de comprendre l’erreur du voisin que la sienne). Ainsi, les étudiants travaillent d’abord de manière individuelle sur leur copie, puis échangent avec en binôme.

Cette activité prend du temps certes, je peux parfois y consacrer une heure entière durant laquelle ils sont complètement acteurs et où je me promène de groupe en groupe pour valider une piste, pousser vers une stratégie de remédiation  et expliquer un point non compris.

Production écrite et autocorrection : un exemple de support

Voici donc une variante de ces tableaux qui me servent à cette activité, je vous laisse bien sûr l’améliorer, la penser et l’adapter à votre pratique et à votre public. Pour ma part, j’ai vraiment vu un impact sur la progression des compétences écrites grâce à ce type d’outils.

Les étudiants s’approprient rapidement cet outil. Dans l’idéal, je souhaiterais qu’il l’utilise de manière autonome à chaque retour de copie mais au moins il m’arrive de voir des étudiants se servir de ce tableau lors d’une activité de production. Il peut donc vraiment être un moyen de ne pas répéter une

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