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Podcast à l’écoute : les arts du FLE n° 10

Comme nous l’avions annoncé, nous vous proposerons à chaque sortie du podcast les Arts du FLe, un article complémentaire sur T’enseignes-tu ? Ce dixième numéro a été l’occasion d’écouter Nina qui partageait son expérience chez France Mobil. Nombreuses thématiques ont été abordées pendant l’échange notamment les activités mises en place (brise-glace) mais aussi la manière de mettre à l’aise les apprenants.

Outre ce dossier, vous retrouverez aussi des actus et un point tech consacré au pack numérique des éditions Didier.

Réflexion complémentaire : mettre à l’aise les apprenants

L’écoute de ce numéro m’a permis de m’interroger autour de la question de la mise à l’aise des apprenants. D’ailleurs, en ce sens je rejoins un peu la réflexion menée par Pascal. (lire l’article empathie et FLE 1).

1/ des situations

Sans chercher à être exhaustive, j’ai donc tenté suite à l’écoute de lister les techniques mises en place consciemment dans ma pratique afin de «rassurer», dédramatiser certaines situations que j’envisage comme étant parfois difficiles pour les apprenants.

  • oeil appeuréSe présenter : première situation de classe, celle que pour ma part je déteste quand je me retrouve dans une réunion. Toutes les pistes fournies par Nina sont très intéressantes et une bonne réponse à cette situation. Il faut dédramatiser ce moment solennel. Lorsque cela devient un jeu, tout est plus simple. Pour aller plus loin, je propose de retrouver des activités brise-glace dans ce très bon article proposé par Anouk Pouliquen (formations FLE) et paru chez T’enseignes-tu ?
  • Les activités de phonétiques peuvent mettre les apprenants dans une situation difficile (prononcer, ne pas réussir à sortir un son etc.). Là encore, selon moi, le jeu mais aussi le challenge viennent débloquer ces situations. Concours de virelangues, jeux collectifs avec engagements du corps (on le fait mieux quand on n’est pas seul). La réflexion collective sur les gestes à associer à un son constitue un bon moyen d’échanger sur les perceptions d’une sonorité et d’avoir une réflexion interculturelle dans laquelle chacun s’engage. Et n’oubliez pas de tenter de prononcer un virelangue dans une autre langue. Quand je les fais rire en tentant de dire « R con R cigarro, R con R barril rapido ruedan los carros cargados de azúcar al ferrocarril. »,   je sais qu’ils feront mieux l’effort en langue cible car l’effort est partagé et la difficulté n’est pas à sens unique.
  • La prise de parole devant le groupe (peur de se tromper, de ne pas être compris) peut constituer un frein. Favoriser le travail en sous-groupe prend tout son sens et avec la mise en confiance qui peu à peu s’installe, même ceux qui ne disaient pas un mot en début de cours commencent à prendre la parole en grand groupe.

 

2 / Quelques règles simples

  • emotions- sourireL’humour : Je ne considère pas comme une prof «drôle», j’ai des objectifs précis et clairs, des séquences de travail mais l’humour reste pour moi une des meilleures mises en confiance. Quand on apprend une langue, il faut savoir prendre de la distance et cela se fait collectivement.
  • Ne pas couper la parole continuellement suivant l’objectif de communication. (Cela vous paraît évident, mais emballé parfois par une certaine déformation professionnelle, on peut oublier)
  • Ne pas se positionner au centre de la classe. (Je dis souvent lors d’échanges « ce n’est pas à moi que tu parles mais à tes collègues). Lors des échanges et des discussions, je me positionne plus comme une facilitatrice, un médiatrice.
  • Faire le lien entre mon apprentissage de langue étrangère et le leur (à quel étudiant n’ai-je pas mimé mon premier coup de fil en espagnol,  ou mes « ratés » dans un aéroport américain où le douanier n’a ni compris d’où je venais ni pourquoi j’étais là; Ces anecdotes permettent de dédramatiser une situation en France qu’ils me disaient ne pas pouvoir réaliser).

 

Des activités de production orale adaptées.

Pour aller plus loin voici également un article qui donne des pistes d’activités de production orale  à utiliser à des moments spécifiques (ou non ) mais qui peuvent permettre de dédramatiser la prise de parole.

Cette réflexion sur nos pratiques ne demande qu’à être prolongée et approfondie cependant mettre en mots ces quelques pistes est un moyen de prendre en compte ces différents aspects de l’enseignement-apprentissage. N’hésitez pas à compléter …