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La vie de prof de FLE n’est pas un long fleuve tranquille : contrats qui s’enchaînent ou pas, déménagements d’un continent à l’autre. Et donc des périodes de transitions, de pauses, plus ou moins longues pendant lesquelles le prof de FLE se rend compte que la classe lui manque.

C’est notre cas actuellement et nous avons donc décidé de réfléchir à cette grande question : « Mais pourquoi au lieu de profiter de la vie pendant ces transitions, nous, les profs, nous nous lamentons de ne plus avoir de classe ? »

Allez, c’est parti pour les 10 raisons pour lesquelles la classe nous manque :

 

  1. Parce que chaque nouvelle session est l’occasion de rencontrer de nouveaux visages et de voyager un peu en rencontrant des gens de nationalités différentes.
  2. Pour le moment où on doit commencer à mémoriser le nom de nos étudiants (et qu’ils nous corrigent sur la prononciation) et que, « Victoire! », au bout de deux semaines on sait qui est qui.
  3. Elle nous manque pour ce moment d’attente, cette adrénaline avant la première intervention : “Est-ce que j’ai tout mon matériel ?”, “Est-ce que j’ai prévu assez pour 2 h de cours ?”, “Où est ma clé USB ?, “Est-ce que les hauts-parleurs fonctionnent bien ?”…
  4. Elle nous manque pour ces moments de surprise (ou de miracle !) où un étudiant arrive enfin à utiliser une structure alors qu’on avait laissé de côté nos attentes sur ce point.
  5. Pour ces fins de séances, où on a fini notre cours et que les étudiants n’ont pas l’air pressés de partir (ils aimeraient presque enchaîner sur une seconde séance…).
  6. Pour avoir le plaisir de croiser d’anciens étudiants qui s’efforcent de nous saluer en français et d’engager une mini-conversation même si c’est difficile (pour eux, on ne parle que français).
  7. Pour cet instant magique où un étudiant rit à une de nos blagues… C’est la victoire ! Le français n’est pas qu’un objet d’apprentissage (et mon humour peut rencontrer un public !).
  8. Pour ces moments où l’activité d’interaction orale se déroule comme sur des roulettes, si bien qu’on n’a plus qu’à se balader entre les groupes qui parlent à bâtons rompus (et on a limite l’impression que notre présence les dérange…).
  9. Pour ce moment de solitude où on pose une question et que 10 paires d’yeux nous regardent sans un bruit (une vraie expérience de solitude…).
  10. Et finalement parce que quand on est prof, on l’est tout le temps ! (Je viens de photocopier 2 publicités et 3 flyers trouvés dans la rue pour les mettre dans ma pochette “ressources” alors que je n’ai même pas de classe en ce moment).

 

Et vous, la classe vous manque-t-elle pendant vos périodes de transition ou de vacances ?

Céline Mézange et Pauline Lopez Guzman