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Du 20 au 23 juillet 2015 se tenait à Liège le deuxième Forum mondial de la langue française. T’enseignes-tu ? y était, en force.

Tout a commencé lundi 20 juillet 2015, à 10 heures 32. Le théâtre Forum de Liège se remplissait pour la cérémonie d’ouverture. Il y a eu une tape sur l’épaule, un “Tu serais pas un prof de Fle ?” suivi d’un “Si, puis d’abord toi-même  !”… Bref, la rencontre inopinée de Jérôme et Pascal, auteurs sur T’enseignes-tu ? qui se connaissaient de mail et de pixels sans s’être pourtant jamais rencontrés in vivo. Fortiche, non ? D’où ce papier à quatre mains, fruit de leur rencontre et témoin de leur expérience. Créactivez-vous ! (car nous avons bien intégré le slogan du Forum).

Après quelques périples pour arriver et s’installer (désorganisation générale des transports à l’arrivée et pendant le Forum, logement de piètre qualité, pour les “chanceux” relogement laborieux et chronophage mais soyons justes… nous avons terriblement bien mangé !). Pour nous, les travaux de l’axe Éducation ont débuté rapidement par de nombreux ateliers. Cet axe a été, lui, brillamment organisé. Chaque intervenant pouvait s’appuyer sur son propre “facilitateur” qui, comme son nom l’indique, a facilité tout le travail de préparation, d’installation et d’adéquation des ateliers et des projets présentés à la problématique générale du Forum.

L’axe Éducation

Afin de bien se rendre compte de la dimension de l’événement, voici quelques généralités sur l’axe Éducation.

350 projets ont été retenus avec comme critères de sélection :

  • la qualité, la pertinence, le caractère innovant
  • le stade de développement du projet
  • l’ouverture, le potentiel de partage et d’adaptation
  • la faisabilité / viabilité

Les projets retenus ont tous été présentés dans des ateliers participatifs organisés dans les catégories suivantes :

  • réalisation concrète avec des apprenants, volonté de faire produire l’apprenant ( tel le Roman Oral Collectif en classe de FLE )
  • TICE, e-cours (les cours en ligne de l’Institut français de Madrid)
  • échanges de pratiques, réseaux de collaboration (Institut français Paris, Madrid, Milan)
  • évaluation des apprentissages

 

Témoignages

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Pascal :

“ A part assister à un atelier proposé par les Institut français de Madrid, Paris et Milan et écouter mon collègue Jérôme éclairer ma lanterne numérique, j’ai eu l’occasion d’animer un atelier sur le Roman Oral Collectif, (on vous en a déjà parlé dans deux articles sur T’enseignes-tu ? ici et aussi ici). Si la pratique de classe commence à être un peu connue en Hongrie, sa patrie de naissance, c’était la première fois que le R.O.C. était présenté à des professeurs de français du monde entier. Pendant une heure et demie, une quinzaine d’enseignants venus de Cuba, d’Algérie, de Roumanie, du Liban, du Mexique, de Belgique, du Québec, d’Egypte, de Madrid et de Milan ont pu découvrir les secrets du R.O.C., poser des questions, débattre, et tester rapidement la chose. L’atelier a été l’occasion de réfléchir à la place de l’écriture créative dans les cours de langue, et à l’intérêt, voire l’avenir, de l’écriture coopérative.”

Jérôme :

“Il est très enrichissant de suivre plusieurs ateliers proposés par des collègues provenant du monde entier, comme l’atelier de Pascal par exemple, une découverte ! Les occasions sont rares de se croiser et de véritablement échanger. A mon sens, les discussions informelles dans les couloirs ont autant de valeur (voire plus ?) que les ateliers officiels. Coline Durand, Christophe Chaillot, Alix Creuzé et moi-même avons animé un atelier présentant les initiatives pour “Enseigner et apprendre le français avec le numérique auprès des Instituts Français dans le monde”. Nous vous proposons deux liens pour résumer notre atelier :

Le numérique éducatif sur le site de l’Institut français

Le diaporama de la présentation

Quitte à se répéter, on retiendra de l’axe Éducation le travail des facilitateurs, qui en plus de faciliter les ateliers, ont excellemment animé les séances de semi-plénières. Dynamiques, pétris d’idées pétillantes d’animation de grand groupe, on leur doit de très bons moments. En particulier, la réunion finale qui nous a permis de mutualiser nos idées et d’évaluer notre travail à l’aide… des escaliers de l’amphi !! (Les opinions négatives en bas et celles positives en haut, avec un commentaire à chaque fois de la personne la plus satisfaite et la plus insatisfaite). Notre axe a bien mis en avant la force du numérique comme par exemple les communautés enseignantes (“T’enseignes-tu ?” !) et l’envie de collaborer entre pairs on bien transmettre différemment à nos élèves/apprenants/étudiants, par le biais de pratiques artistiques ou de jeux. Une effervescence difficile à systématiser, à entretenir dans le quotidien. Une des questions principales concernait la motivation. Comment entretenir l’envie de français auprès de nos publics ? Le numérique représente bien un élément de réponse, mais beaucoup reste à faire dans de nombreux pays francophones (matériel, formation, didactique).

Un message transversal à tous les axes a été rédigé à la fin du Forum (téléchargeable en PDF). Il reflète les préoccupations, les constats, les questions et les propositions des jeunes issus de plus de 100 pays réunis pendant le Forum. Ce message est découpé en 5 points , dont “Réseauter, connecter et partager”, qui résume les enjeux de l’axe auquel nous avons participé chacun à notre manière. Cet article, écrit ensemble et à distance (Budapest et Milan) en est un précipité.

Le pays hôte du troisième Forum mondial de la langue française n’a pas encore été choisi. Les paris sont ouverts, mais une logique “olympique” imposerait une ville africaine…

Pascal et Jérôme