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Faire une thèse et avoir le grade universitaire le plus élevé est tout un état d’esprit qui implique du courage et de la détermination de la part de celui qui souhaite se lancer dans l’aventure. En effet, un doctorant qui décide de poursuivre ses études doit être en mesure de relever un défi déterminant pour son avenir professionnel.

1. Être doctorant est-il un parcours du combattant ?

L’étape la plus éprouvante dans la réalisation d’une thèse est évidemment la « préparation du manuscrit ». La rédaction de la thèse doit obéir à quelques règles tant sur la forme que sur le contenu et auxquelles le doctorant doit se tenir. Ce dernier durant son parcours doit redoubler l’effort et être doté de capacités colossales pour mener à terme son projet rédactionnel. Au-delà du côté matériel, le doctorant ne pourra s’en sortir sans un bon relationnel avec son directeur de thèse qui a généralement pour mission de faire des remarques ou des critiques sur les parties rédactionnelles réalisées. Le doctorant doit veiller aussi à ce que les échanges progressifs avec son tuteur soient extrêmement profitables car la bonne communication représente un élément déterminant dans la réussite d’un projet d’une grande envergure.

“En tant que doctorant, il n’est pas toujours facile de voir le bout du chemin et de voir enfin sa thèse s’achever”

2. La procrastination peut-elle être un ennemi potentiel ?

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Au-delà du caractère passionnant d’un travail de thèse, celui-ci peut s’avérer très laborieux et nécessiter beaucoup d’investissement personnel. Il s’agit d’un projet qu’il faut réussir à gérer dans un laps de temps déterminé. Ainsi, il est important de se fixer des objectifs et les séquencer sur un plan à court terme, et ce, dans la perspective d’éviter ce que l’on appelle, la procrastination. Il va sans dire qu’il faudrait rester motivé et avoir une certaine autonomie pour arriver enfin à finaliser son travail de recherche.

“Laisser les tâches rédactionnelles s’accumuler sur plusieurs mois voire plusieurs années peut impacter très négativement la bonne gestion d’un travail de thèse ”

3. Y aurait-il des Post-doc de trop?

Après avoir obtenu son doctorat, différentes manières de se frayer un chemin dans le monde du travail s’offrent au jeune docteur : on peut avoir le choix entre une carrière en tant qu’enseignant-chercheur dans un établissement universitaire ou celle dans le secteur privé. Cependant, ce milieu professionnel peut s’avérer très oppressant pour les jeunes docteurs, en effet, entre l’influence des réseaux et la concurrence rude provenant des grandes écoles ou établissements, tout cela peut être très pesant surtout quand on s’attaque à une profession intellectuelle de haut niveau. Actuellement, on ne serait pas étonné de voir un jeune docteur décrocher de nombreux contrats à durée déterminée avant de finir par « se caser » quelque part. Cette situation de précarité peut se justifier par le fait qu’un chercheur après avoir encadré un certain nombre de doctorants, en moyenne un seul viendra le remplacer à sa retraite.

“Vivre dans l’incertitude de décrocher un poste qui répond aux attentes d’un futur docteur est une situation qui peut s’avérer très stressante”

4. Un docteur peut-il faire peur?

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On peut relever un réel problème d’insertion professionnelle des docteurs, toutes disciplines confondues. Dans les entreprises par exemple, on reconnait très difficilement le sens de l’expertise, les idées originales, la capacité à comprendre les nouvelles approches de ces personnes bénéficiant du grade universitaire le plus élevé. Ainsi, afin d’arriver à une reconnaissance des diplômes par la communauté entrepreneuriale, ne faudrait-il pas s’interroger sur de nouvelles pratiques, plus professionnalisantes, pouvant changer le regard des entreprises sur les docteurs qui penseraient à financer des emplois plus sûrs et durables ?

“Il serait plus que gratifiant de repenser le doctorat en tant que formation pouvant s’appliquer aux divers modes professionnels”

5. Au final, pourquoi faire un doctorat ?

À mon avis, on ne fait pas une thèse dans le but de décrocher un prix, mais plutôt dans la perspective d’achever une idée originale, de longue haleine et surtout de réussir à l’imposer dans la communauté scientifique. Certes, la recherche menée peut ne pas révolutionner la science, mais elle peut contribuer d’une manière importante à la compréhension d’un sujet particulier. Étant passionné tant par son champ de recherches que par son sujet d’études, on finit par devenir expert en la matière, un connaisseur auquel on peut faire appel, si besoin est.