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Cinéma …

Blanche-Neige... aurait dû apprendre les langues étrangères!

Blanche-Neige… aurait dû apprendre les langues étrangères!

De 2008 à 2012 l’initiative Languages through Lenses (www.languages-through-lenses.eu et www.languagesthroughlenses.info) a mobilisé plus de 500 projets de courts métrages dans 23 pays européens. 600 écoles participantes donnaient l’occasion à des groupes d’étudiants de produire des storyboards envoyés ensuite pour sélection. Les heureux sélectionnés recevaient une bourse et une invitation à un atelier avec des professionnels à Amsterdam, pour mettre en image leur projet. 90 films au total ont été produits puis présentés au Festival Prix Europa de Berlin.

Ce projet « Les langues font leur cinéma » dressait ces derniers jours un bilan de son action au Salon des langues de Paris, et permettait de découvrir ou revoir ces films d’une minute trente. Des films joyeux, amusants, parfois émouvants mais toujours centrés sur la notion de multilinguisme. Des vrais films déclencheurs d’émotion, d’interprétation voire de débat. A voir, à utiliser en classe et pourquoi pas, se mettre à produire un court métrage avec ses étudiants… Rencontre avec Ute Kohlmann, directrice du projet, ELIA – European League of Institutes of the Arts (http://www.elia-artschools.org/home).

Entretien

Eddy Mannino: Dans le bilan de votre action avec Languages through Lenses, qu’est-ce qui est pour vous le plus important en terme d’impact positif? Quel est le point le plus important dans cette action?

Ute Kohlmann: Depuis le tout début du projet, la Commission Européenne, ELIA et CILECT ont voulu créer un concours qui promeut le multilinguisme en s’adressant à des jeunes cinéastes. Ces jeunes cinéastes devaient exprimer les avantages d’apprendre et de parler plusieurs langues, à savoir les avantages pour trouver un travail, d’être plus ‘mobile’ pour pouvoir travailler dans d’autres pays, faciliter l’échange quand on voyage à l’étranger etc. Le fait que les jeunes cinéastes sélectionnés se soient confrontés à ce sujet leur a souvent ouvert les yeux sur l’importance de parler plusieurs langues étrangères. Je dirais que l’impact le plus positif du projet est que les films sont diffusés largement en Europe et même en dehors de l’Europe (internet, télévision, DVD’s) et qu’ils aient été et sont toujours utilisés en tant que support pédagogique dans nombre d’écoles de langues à travers l’Europe.

EM: Les films sont accessibles sur le site Languagesthroughlenses.info, ou même sur vimeo ou youtube (tapez Languages through lenses ); il y aussi des dvd, mais sur aucun support il n’y a de sous-titrage, alors que la plupart des films utilisent plusieurs langues. A moins de parler plus de 20 langues, on peut avoir peur de ne pas comprendre tous les films, non? Pouvez-vous expliquer pourquoi vous avez choisi de ne pas intégrer de sous-titres?

Ute Kohlmann: Nous avons constitué un groupe de travail avec des professionnels travaillant dans le domaine de la production de films, des dirigeants de festivals, de programmateurs travaillant pour la télévision ainsi que des personnes travaillant dans le domaine de la recherche liée au Multilinguisme. Ensemble, nous avons décidé qu’un des critères de sélection devrait être que les films soient facilement accessibles au grand public et être compréhensibles même si on ne parle pas toutes les langues parlées dans le film et donc aussi sans utilisation de sous-titres. L’important est que le spectateur comprenne le message global des films, à savoir l’importance d’apprendre et de parler plusieurs langues.

EM: Cette action va-t-elle être reconduite? Comment y participer en tant que réalisateur de storyboard/film et/ou en tant que collaborateur/partenaire?

Ute Kohlmann: Nous sommes heureux d’avoir eu la possibilité d’organiser ce projet chaque année entre 2008 et 2012. Nous aimerions continuer ce projet très intéressant mais cela dépend évidemment surtout des possibilités de financements. Pour l’instant nous n’avons pas lancé d’appel à projet auprès des réalisateurs de court-métrages car nous sommes à la recherche de nouveaux partenaires et financeurs avec qui nous pourrions travailler. Les partenaires peuvent par exemple être des universités ou écoles de langues, désireux de s’associer au projet (Si vous désirez me contacter à ce sujet, merci d’écrire à ute.kohlmann@elia-artschools.org).

EM: Avez-vous dirigé d’autres projets cinématographiques comparables?

Ute Kohlmann: Depuis sa création il y a 5 ans, je suis également responsable du NEU/NOW Festival qui présente le travail de jeunes artistes dans différentes disciplines artistiques (Film, Animation, Arts Visuels, Design, Music, Théâtre et Dance, www.neunow.com) En 2012 j’ai également fondé le West’ival, un festival de film en plein air à Amsterdam. (www.westival-amsterdam.com).