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Le dessin animé « Cocoshaker », qu’est-ce que c’est ?

Il y a des vidéos miraculeuses, qui semblent avoir été faites pour le prof de FLE. Sont nominés dans la catégorie «moins de 2 minutes» bien sûr les spots publicitaires, mais aussi le dessin animé Cocoshaker, une production française de Jean-Charles Meunier dont le premier épisode a été diffusé en 1981 sur FR3. Il fut pendant longtemps un  vague souvenir télévisuel pour les trentenaires français, il est depuis l’avènement de Youtube, un objet culte de nostalgie. Le voici désormais support pédagogique car Cocoshaker présente de nombreux avantages pour le prof nostalgique du soleil qui rebondit à la fin du générique hawaïen, du petit bonhomme bleu et du bonhomme rose qui tentent inlassablement de grimper au cocotier. L’histoire est assez simple pour être présentée à tout apprenant.

C’est un dessin animé sans paroles, mais pourtant très expressif. Les deux personnages principaux s’interpellent et se parlent dans une langue inconnue, mais pourtant compréhensible (gestes, intonations sont très évocateurs). En cela, le sens est accessible à tous les apprenants. L’humour toujours présent, permet de présenter ce support à tous les publics.

Testé devant un enfant de 10 ans, des adolescents de 17 ans ou des adultes vaccinés de plus de 30 ans, il remporte toujours un grand succès et une adhésion unanime

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Le dessin animé « Cocoshaker » en images

Episode 20

Le dessin animé « Cocoshaker », pour quoi faire ?

Adaptable à chaque tranche d’âge, mais aussi à chaque niveau. On peut selon les objectifs, par exemple travailler du simple lexique A1 ( lt'enseigne2pges couleurs, ou les moyens de transport), comme de la conjugaison A2, (conjuguer au passé composé : il est arrivé, il est monté, il est parti, il est revenu, il a essayé de monter…), comme des connecteurs chronologiques B1 (dans un premier temps, puis, comme d’habitude, c’est alors que ), ou réfléchir sur la portée symbolique de l’éternel recommencement pour un B2-C1.

Le dessin animé a en outre l’avantage de compter 21 épisodes. Il permet donc de varier les plaisirs et d’exploiter les personnages et le support tel un rituel. Une fois acquis le vocabulaire de base et le synopsis, il offre une palette de possibilités pour fixer du vocabulaire et des formes syntaxiques récurrentes.

Il est prétexte à travailler plusieurs compétences car il  peut stimuler plusieurs tâches. On peut ainsi travailler l’oral : faire sortir une partie de la classe et demander au apprenants restant de raconter à leurs camarades l’épisode visionné en leur absence. Ou bien, travailler l’écrit en demandant de traduire le charabia des petits bonhommes en courts dialogues au format sous-titrage…

Il représente aussi un moment de détente en classe. Rien ne nous oblige à exploiter didactiquement tout épisode. L’expérience démontre qu’après un épisode, le groupe classe demande régulièrement à en voir d’autres « juste pour le plaisir ». Il peut remplacer la pause café.

Il ouvre enfin une porte sur l’univers culturel de l’enseignant natif, qui peut profiter de l’intérêt suscité par son dessin animé nostalgique pour parler de sa culture, accessoirement réviser l’imparfait des souvenirs, et ouvrir une porte vers les souvenirs d’enfance de chacun et donner lieu à un échange humain et interculturel.

Que demande le peuple ?

Il existe un site officiel : http://www.cocoshaker.com/