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Selon les activités que l’on propose en classe, le sous-groupe est une modalité de travail très intéressante qui permet à la fois de démultiplier le temps de parole des apprenants, de favoriser la collaboration entre eux, de libérer la parole en langue étrangère mais aussi de gérer la diversité et l’hétérogénéité du groupe.

Selon nos objectifs d’enseignement-apprentissage, il est intéressant de diversifier nos pratiques pour former ces sous-groupes.  Je vous propose donc de passer en revue quelques-unes de ces situations pour mieux entrevoir à quel moment utiliser telle ou telle technique :

Créer des groupes de travail thématiques

Une des premières utilisations du sous-groupe peut consister à créer des groupes à partir d’une thématique de travail  pour favoriser la pédagogie différenciée. En effet, l’enseignant peut proposer à chaque groupe de travailler sur des points différents de manière simultanée. Il est d’ailleurs parfois intéressant dans ce cas de proposer des séquences en fonction des demandes mêmes des apprenants.

Prenons  l’exemple d’une séquence de travail sur de la remédiation grammaticale :

Suite à un écrit corrigé par l’enseignant, celui-ci peut proposer de créer des groupes suivant les difficultés rencontrées par chacun. Le groupe A travaillera sur une séquence complète sur les articles (avec des tâches à mener à bien invitant à la collaboration dans le groupe) tandis que le groupe B travaillera autour d’une séquence abordant l’imparfait et ses valeurs. Il y a d’ailleurs, dans ce cas, un fort intérêt à faire une mise en commun, ce sont les apprenants qui partageront leurs savoirs et savoir-faire. L’enseignant peut aussi proposer aux apprenants de choisir eux-mêmes ce sur quoi ils vont travailler.

Créer des groupes de travail de niveaux

Toujours dans cette idée de pédagogie différenciée, l’enseignant peut choisir de créer des groupes selon le niveau des apprenants. Quelle que soit la classe ou le public, un groupe totalement homogène me parait être une chimère. Il est donc intéressant de proposer des temps de travail où les activités seront plus ou moins poussées selon le profil des apprenants. Là encore, en proposant des activités qui peuvent se compléter, la mise en commun pourra alors être bienvenue. Il est d’ailleurs important de noter que de pouvoir synthétiser, expliquer et rapporter le travail mené au sein de son groupe constitue une vraie compétence mais aussi une valorisation de ce processus.

Créer des groupes de niveaux hétérogènes

À l’inverse, l’enseignant peut choisir de mélanger les niveaux au sein des sous-groupes pour favoriser l’entraide et le partage au sein de la classe. C’est un dispositif très intéressant au moment de la réalisation de tâches complexes (comme réaliser et diffuser un questionnaire d’enquête, réaliser une affiche). Chacun pourra trouver sa place, prendre en charge un aspect spécifique et valoriser ses savoirs, savoir-faire, savoir être. Sans aller trop loin dans cette réflexion, il est important de noter que le travail collaboratif est une vraie compétence  à développer et non un acquis pour la majorité des apprenants, il revient donc à l’enseignant de s’assurer du fonctionnement du groupe, voire de proposer des outils pour assurer la cohésion et l’implication de chacun (prévoir un tableau avec qui fait quoi, des temps d’échanges sur l’avancée de la tâches, s’assurer que la tâche finale ne soit pas prise en charge par une seule personne, proposer des solutions quand la prise de décision au sein du groupe semble compliquée, etc.)

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Créer des groupes de manière aléatoire

Enfin une dernière alternative (en tous cas selon moi) consiste à créer des groupes de manière complètement aléatoire. Ce système présente de nombreux avantages lorsque l’enseignant n’a pas la volonté de créer des groupes prenant en compte les niveaux (tout en s’exposant à la malchance, et que les groupes que vous ne vouliez pas voir apparaître sortent du chapeau ☺)

Dans les classes où se côtoient plusieurs langues maternelles, cela permet de séparer ces groupes de travail où toutes les personnes de même langue choisissent de travailler ensemble (ce qui est bien naturel, vous noterez)

Chez les adolescents et grands adolescents, l’aléatoire permet de mieux faire accepter des dispositifs de travail qui peuvent être perçus comme injustes si c’est l’enseignant qui décide.

Au final, le hasard fait souvent bien les choses et permet de créer des groupes toujours différents permettant à chaque apprenant de rencontrer l’autre et de favoriser le sentiment de cohésion du groupe.

Pour cette dernière option, voici quelques techniques pour créer vos groupes :

  • Un jeu de carte pour un tirage au sort (les cartes de Uno sont parfaites pour cela)
  • Chaque apprenant vous donne un numéro entre 1 et 15 (s’ils sont 15, hein !), à l’avance vous avez apparié des numéros sur une fiche
  • Un petit logiciel en ligne qui vous fait des groupes en direct (c’est ludique et cela fonctionne bien !)
  • Les apprenants doivent, après avoir pioché un papier, retrouver leur binôme : exemple, celui qui a tiré l’image « ordinateur » doivent retrouver l’apprenant qui a tiré le mot « ordinateur ». Les mots et images peuvent être sur le thème de la discussion.
  • Des cartes postales (ou des flyers) découpés en plusieurs morceaux.

Et vous, comment vous y prenez-vous pour créer des groupes de travail dans vos cours ? Partagez sur les réseaux sociaux vos techniques !