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Intégrer une plateforme …

Pour débuter dans ce blogue une réflexion que j’espère de plus en plus approfondie, aujourd’hui voici un rapide résumé d’expériences au travers desquelles nous avons mis à disposition des apprenants une plateforme comme complément d’un cours présentiel. Il est important de préciser qu’il ne s’agit pas ici de dispositifs dits hybrides mais simplement d’un outil supplémentaire d’enseignement-apprentissage.

Quelles plateformes ?

Suivant les lieux et les conditions de cours, j’ai utilisé tour à tour Moodle (version en ligne gratuite), Dokeos ou claroline  (versions mises à disposition au sein des universités d’intervention). La version gratuite de moodle est toute à fait suffisante pour ce type d’utilisation qui ne demande pas une technique et une technologie importantes. De plus en plus d’institutions mettent à disposition des plateformes mais elles sont souvent sous-exploitées. Problème de formation, d’information ? Pourquoi ne pas essayer …

Pour quoi faire ?

Les outils ont été utilisés dans deux contextes : au sein d’un même groupe (se retrouvant au minimum deux fois par semaine)  ou pour mettre en relation des groupes de niveaux identiques mais qui ne sont  pas voués à se rencontrer.

 Activités au sein d’un même groupe :

–        Activité auto-correctives mises à disposition au fil de la progression en présentiel. (ici des activités peuvent être créées- avec hotpotatoes notamment-  ou des renvois sur des activités existantes en ligne peuvent être faits)

–          Mise à disposition de matériel complémentaire (musique- vidéos etc.)

–          Contact possible avec l’enseignant de manière individuelle ou collective en dehors des heures de cours.

 Activités avec mise en contact de deux groupes

–          Création d’activité sur forum permettant de faire naitre la discussion entre les apprenants (toujours en lien avec les objectifs du cours présentiel)

–         Ex : présentations sur Forum, réalisation de micro-tâches (écriture d’un article collectif, faire découvrir aux autres ses loisirs etc.). Les réalisations dans ce cas sont destinées aux autres apprenants encouragés à réagir selon divers moyens. Il existe donc un « vrai » destinataire, il naît un échange entre apprenants.

Nous avons privilégié des communications asynchrones pour cadrer avec nos objectifs. La plateforme dans ce cas est un complément du cours présentiel qui  doit être flexible pour les apprenants. (flexibilité dans le temps notamment). Ainsi, la notion de tâche devient ici importante puisque les apprenants sont amenés à réaliser ensemble des objectifs tout en ayant une réelle nécessité communicative

A l’UNAM, nous avions proposé ainsi une plateforme alliant les deux dispositifs : un espace réservé pour chaque groupe dans lequel les enseignants pouvaient mettre à disposition des activités et des documents de leur choix et un espace de travail collectif. Il faut rester vigilant sur le réalisme des activités proposées, au sens où elles doivent s’adapter au contexte d’enseignement. Quel  intérêt de proposer des activités de communication en ligne à un groupe qui se retrouve en présentiel très régulièrement ?

Ce sera là le départ des réflexions qui suivront : comment intégrer les outils de communication en ligne suivant les contextes de cours ? La recherche dans ce domaine est prolifique et je réalise au plus vite pour vous une petite bibliographie.

Le type d’utilisation décrit ci-dessus, tout en restant très basique, permet aux apprenants de se familiariser avec ces « nouveaux » outils d’apprentissage mais peut également servir aux enseignants de phase de découverte de l’intégration de ces outils. Voilà la raison d’être de ce billet, vous encourager à expérimenter l’intégration suivant votre contexte d’enseignement, vos intérêts et vos réflexions pédagogiques personnelles.

 

Voici les liens de différentes plateformes (la majorité sont des présentations mais n’oubliez pas de vous renseigner si votre structure en propose une à ses enseignants)

Moodle en ligne

Dokeos

Claroline