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Voici deux dernières pistes à explorer, toutes deux différentes, mais axées sur la formation.

3. Se former de manière collaborative, notamment grâce à Internet

Trouver son bonheur sur la toile

Se former via Internet suppose avant tout de pouvoir s’y retrouver. Pour cela, je vous conseille vivement les deux articles publiés par Pauline Avignon sur T’enseignes-tu ? intitulés Internet, un outil fabuleux pour la formation des profs de FLE (liens vers : Partie 1 et Partie 2). Elle y décrypte les avantages que nous offre la toile en termes de perspective de formations, mais aussi les difficultés à s’y retrouver et à faire le tri dans la multitude de sites et ressources en ligne.

Rejoindre une communauté d’enseignants, et pourquoi pas T’enseignes-tu ? !

Il n’est pas toujours évident de se lancer et de s’intégrer à un projet collaboratif sur Internet. Plusieurs questionnements peuvent nous freiner :

  • Quelle est ma légitimité à publier des articles ou à partager mon expérience ?
  • Qu’est-ce que je décide de partager : certaines de mes pratiques, des fiches pédagogiques, des réflexions pédagogiques, ma vision du métier ?
  • Comment vais-je réagir aux commentaires suscités par mes articles en ligne ?
  • Comment ma présence sur la toile va-t-elle être perçue par mon institution, ma hiérarchie et mes collègues “physiques” ?

Ces questionnements peuvent varier en fonction de nos expériences et contextes d’enseignement, mais tenter l’aventure de collaborer à distance peut s’avérer très formateur.

Participer à des projets collaboratifs comme T’enseignes-tu ? est un exemple concret de cette nouvelle manière de se former et d’échanger avec d’autres collègues via Internet. L’aventure T’enseignes-tu ? est d’ailleurs toujours ouverte à tout enseignant de FLE ou d’autres langues souhaitant partager et échanger sur ses pratiques professionnelles avec une équipe d’auteurs déjà constituée.

Les avantages sont nombreux :

  • faire partie d’une communauté de profs experts enseignant dans le monde entier à des publics variés,
  • faire partie d’un comité de lecture qui échange autour des articles proposés avant leur publication,
  • participer à des projets de formation en fonction de ses domaines d’intérêt, etc…

Si l’aventure vous tente, voici le lien vers la présentation de l’équipe et le formulaire de contact pour nous rejoindre : http://tenseignes-tu.com/equipe/

Participer à des MOOCs

Dans la formation collaborative, on peut bien sûr mentionner les MOOCs touchant à la pédagogie, parfois à la didactique des langues. N’ayant réussi à finir aucun des quatre MOOCs commencés pourtant avec entrain, je ne suis pas la mieux placée pour faire l’éloge de ce type de formation ouverte à distance…  (Réussir à en finir un serait peut-être ma résolution de prof de FLE pour 2015 !).

Dans le numéro 23 des Arts du FLE, Sébastien, créateur de ce podcast et auteur chez T’enseignes-tu?, s’entretient avec Nathalie, “mooc-euse” persévérante et aguerrie. A travers leurs échanges, ils nous présentent très clairement l’univers des MOOCs, les différents types existant, leurs structures, leurs fonctionnements, ainsi que des tâches concrètes, notamment collectives qu’ils ont dû réaliser dans le cadre de différents MOOCs.

Pour une autre analyse de ce type de formation, vous pouvez aussi lire l’article d’Emilie Bouvrand de l’Université de Bretagne Sud publié sur le site mooc.fr. En se basant sur son propre « voyage initiatique au cœur d’un mooc », elle en expose les points forts, mais aussi ses frustrations et déceptions.

Pour trouver le MOOC qui vous convient, vous trouverez sur le site Thot Cursus un « Répertoire des cours ouverts et moocs » en français.

4. Se remettre en position d’apprenant de langue(s)

cultures langues

Voici une dernière piste de cette liste non exhaustive qui a trait à notre positionnement en tant qu’apprenant de langue(s).

Dans le cadre de la formation initiale en France (« mention FLE » ou « option FLE »), l’apprentissage d’une langue étrangère inconnue est un passage obligé et une expérience souvent riche en enseignements pour le futur prof de FLE. Apprendre le chinois, le japonais, le russe, l’arabe ou le swahili nous permet de nous confronter parfois à un autre système d’écriture, à une palette de sons inconnus ou à une logique grammaticale très éloignée de celle du français ou d’autres langues latines. Mais au lieu de limiter cette expérience à notre formation initiale, il me semble important de la renouveler au cours de notre carrière pour nous remettre dans la peau de nos chers apprenants confrontés au français.

Les bénéfices sont nombreux :

  • Au niveau de l’organisation du temps : se rendre compte de la difficulté de concilier l’apprentissage d’une langue étrangère avec tous les autres impératifs (professionnels, privés, etc…)
  • Au niveau linguistique : en découvrant d’autres codes linguistiques, mieux comprendre certaines difficultés récurrentes d’étudiants (tout simplement parce que tel son n’existe pas dans leur langue, parce qu’un pronom personnel a un autre usage, etc…)
  • Au niveau interculturel : s’initier à une autre langue nous ouvre aussi sur d’autres horizons culturels, d’autres coutumes, d’autres visions du monde et d’autres systèmes de croyance…