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L’auto-évaluation à mener par le prof de FLE et les outils à utiliser dépendent de nombreux facteurs : sa formation initiale, son contexte d’enseignement, ses différentes expériences, son accès à des formations, que ce soit en interne ou en externe, ses objectifs professionnels, etc…

Autour de cette question de l’auto-évaluation, plusieurs pistes me paraissent importantes et assez constantes, quel que soit notre profil. En voici deux dans ce billet et les deux autres paraîtront dans le dernier billet de la série.

1. Faire le point sur ses lacunes et y remédier

Le test mentionné dans la première partie du billet (http://tenseignes-tu.com/analyse-des-pratiques/des-resolutions-de-prof-de-fle-pour-2015-lauto-evaluation/) est un bon outil pour se livrer à une petite introspection sur l’état de nos compétences. En effet, il nous arrive à tous d’avoir des zones d’ombres dans nos compétences, que l’on traîne parfois depuis notre formation initiale en didactique FLE ou qui se sont installées au fur et à mesure des années de pratique sans qu’on prenne vraiment le temps d’y remédier. Cette prise de température de nos compétences peut être le point de départ pour faire des demandes de formation auprès de son institution ou pour se constituer soi-même un petit plan de formation personnalisé.

2. Explorer de nouveaux horizons dans ses pratiques

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  • A bas la routine

La routine est le pire ennemi du prof de FLE (et de nombreuses autres professions !). Il suffit qu’on enseigne pendant plusieurs sessions de suite à des groupes de niveaux similaires pour qu’une impression de confort s’installe. Bien entendu, chaque groupe d’apprenants est différent, mais enseigner avec les mêmes documents ou le même manuel, avec les mêmes enregistrements (qu’on finit par connaître par cœur !), avec les mêmes activités de classe, etc… peut conduire à une pratique répétitive.

Il n’est bien entendu pas viable de changer son matériel en permanence, mais il suffit peut-être d’injecter de temps en temps de nouvelles pratiques. Par exemple, on peut varier les modalités d’évaluation de micro-tâches en intégrant des moments de co-évaluation entre pairs, ou alors en faisant concevoir la grille d’évaluation de manière collaborative, par les apprenants. Cette implication active des apprenants dans le choix des critères à évaluer peut leur permettre d’être plus conscients au moment de leur production.

  • Du numérique, mais pas à n’importe quelles conditions

Quand on parle de nouveaux horizons, on peut aussi penser à l’intégration des outils numériques et les nombreux articles de T’enseignes-tu ? fournissent déjà de nombreuses pistes à explorer. A cet égard, l’idée de l’intégration des outils numériques doit avant tout être dictée par des nécessités pédagogiques. On ne le répétera jamais assez : les outils TIC ne font pas des miracles et leur utilisation ne doit pas être une fin en soi. Il est d’abord nécessaire d’être clair sur notre objectif pédagogique (par exemple, mettre en place une pédagogie différenciée dans sa classe) et déterminer si le recours à telle application ou telle plateforme peut nous aider à mieux y arriver, dans quelles conditions et si oui ou non, cela apportera une plus-value.


La suite dans le prochain billet… En attendant, et vous, qu’est-ce qui vous permet de rendre votre métier de prof de FLE dynamique et évolutif ?