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Internet, un outil fabuleux pour la formation continue des profs de FLE. Oui, mais à quelles conditions ?

Dans la première partie de ce billet, nous disions que les multiples espaces personnels d’enseignants sur le web prennent trop souvent la forme de participations désorganisées et individuelles, ce qui participe à l’infobésité et à la baisse de visibilité des contributions dans la communauté de pratique. Maintenant que nous avons signalé le problème, quelles solutions s’offrent à nous ?

L’union … et l’organisation font la force

toile internet - morgue file Face à cette tendance quelque peu anarchique, il existe des sites qui proposent une organisation différente et fructueuse. Ce sont des sites à volonté communautaire qui essaient de fédérer les participations enseignantes. C’est par exemple le cas de T’enseignes-tu le FLE ?, mais aussi des Zexperts, d’ISL Collective, de Bonjour de France , de VizaFLE ou encore de la Banque d’activité pédagogique de l’ACELF (et j’en oublie !). Leur moteur et leur objectif, c’est la collaboration des enseignants. Ils proposent aux enseignants-auteurs participants de s’exprimer en tant que concepteurs de ressources didactiques, que praticiens réflexifs ou encore comme veilleur de l’actualité du monde FLE,  tout en gardant l’exclusivité de leur signature, mais en partageant l’espace web avec leurs pairs.

C’est ce qu’on appelle la mutualisation communautaire de ressources et, comme vous l’aurez compris, je suis fermement convaincue que c’est un atout pour nous, professionnels du FLE, tant au niveau individuel que collectif. J’en ai d’ailleurs fait le sujet de mon mémoire de recherche de Master FLE et, en effet, l’étude a montré que les sites qui proposent une mutualisation des ressources de façon communautaire permettent autant aux enseignants-auteurs qu’aux enseignants-lecteurs de se développer professionnellement pour leurs activités professionnelles individuelles, mais aussi pour le développement collectif de la profession. Au contraire, les sites individuels permettent surtout le développement professionnel des lecteurs, au détriment de leur auteur qui ne reçoit que très peu de retours. De plus, ce développement reste seulement dans le cadre de leur activité professionnelle individuelle et ne permet pas l’évolution de la profession.

J’en ai conclu que la mutualisation communautaire de nos ressources est une clé pour le développement de chacun à un niveau individuel et de la communauté des professionnels du FLE en général. C’est aussi la raison pour laquelle j’écris cet article comme un plaidoyer pour aller dans le sens des sites communautaires.

Notre développement pro est à portée de câble Internet !

super-héroJe terminerai sur ces mots : Enseignants de FLE du monde entier, nous sommes une grande équipe et le web 2.0 nous a donné des supers pouvoirs. À nous d’apprendre à les manier afin de mieux choisir nos outils et de profiter de leur potentiel. À nous de réfléchir à la meilleure façon d’en tirer partie en fonction de nos besoins et de ce que nous souhaitons mettre en place. À nous d’empêcher ce troc de compétences à échelle mondiale de prendre la forme d’une grande braderie où de bonnes idées et de riches ressources sont noyées dans un trop plein d’informations ou ne sont pas évaluées à leur juste mesure. Organisons la circulation de l’information, valorisons les ressources de qualité, rendons visible notre travail, tissons des liens entre nous et participons aux sites communautaires. Bref, agissons comme des professionnels conscients de l’existence et du potentiel de leur communauté de praticiens, c’est le moment !