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Quelques conseils réalistes pour votre recherche d’emploi en FLE ? Vous êtes au bon endroit …

1/Les sites

ordi-FLEVous êtes en pantoufle, tranquillement vouté(e) face à l’écran, et là vous vous dites: je vais trouver, avec cet écran et ce clavier, ça va suffire. Tout d’abord bonne chance dans cette folle entreprise: chaque année des centaines de nouveaux diplômés M1 sortent des universités françaises, et des centaines de M2, au bas mot… et c’est sans compter « l’armée de réserve » constituée des en attente ou en fin de poste. Bref, vous n’êtes pas tout seul et à moins de faire du bénévolat, vous ne trouverez peut-être pas tout de suite. Voici tout de même les principaux sites

FLE.FR  et Le Français dans le Monde , Si vous êtes d’humeur joyeuse, allez aussi faire un tour sur le site de pôle emploi.

Dans tous les cas, munissez vous d’abord de quelques mouchoirs en papiers: les salaires sont fréquemment honteux, du type: recherche diplômé master, expérience 3 ans minimum, 14 euro brut/heure. Candidatez, ne vous laissez pas décourager… et lisez la suite.

2/Les réseaux sociaux: membres, groupes

Facebook c’est bien, et tweeter aussi.

Cependant les réseaux offrent quelque chose de plus intéressant que la mise en contact individuelle directe: les groupes. Sur Viadeo et Linkedin (prononcez link’din, ça fait tendance…) l’accès aux fonctionnalités de base est gratuite. Si vous êtes prêt à payer, alors vous verrez rapidement que Viadeo est clairement moins cher. Inscrivez-vous donc à des groupes proches de vos aspirations (AF, Enseignement par TICE etc.) et consultez régulièrement ceux qui souvent donnent des informations très précieuses sur des salons, meetings, offres d’emploi. Savoir être à l’écoute, et patient.

C’est bien sûr aussi l’occasion de participer à des forums, d’échanger des points de vue, d’avancer dans votre connaissance du marché. L’information y est (heureusement, malheureusement?) beaucoup plus libre, honnête et riche que dans bon nombre de grands endroits qui devraient donner ce type d’informations.

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3/Les alertes mél.

  • Veille, intelligence économique, voici des expressions bien peu à la mode en France comparativement à de nombreux autres pays. Or entre 60 et 70% du marché de l’emploi est dit caché. Ce qui signifie que, pour la plupart des postes, il y a relativement peu de candidats. Il y a au moins 3 moyens simples d’accéder à ces emplois: contacts, alertes, CV en ligne.Les contacts : c’est à vous de les créer, mais aussi de les entretenir: si vous vous faites des ennemis à chaque carrefour, forcément vous repartez à zéro (voire dans le négatif) à chaque recherche d’emploi. Il ne s’agit pas de se lier aux pires des planqués, hypocrites ou malhonnêtes, mais de cultiver un sens de l’humain: le Fle est lié à l’interculturel, à l’apprentissage, à l’échange. Progresser en ce sens, admettre ses faiblesses, chercher à avancer sont des éléments qui se remarquent chez quelqu’un. Une réputation se fait vite, bonne ou mauvaise. Un emploi se libère, on pense à vous, ou vous croisez une personne informée à ce moment-là: première possibilité.
  • Les alertes : Deuxième possibilité, vous ne connaissez pas directement les recruteurs/concernés, mais vous avez l’info qu’un poste de libère. Question d’information et d’organisation: cette information peut paraître sur le site de l’association/entreprise, mais vous pouvez aussi la déduire d’autres informations (fins de fonctions, nouvelle organisation, création d’un centre etc). Pas besoin d’y passer des dizaines d’heures avec une machine surpuissante et une stratégie tordue: sur Gmail par exemple l’option alerte vous permet d’être informé des nouvelles pages comprenant certains mots clés. A vous de trouver lesquels vous permettent d’obtenir une information précise par rapport à vos recherches. Ne vous limitez donc pas à indiquer « fle emploi », sinon vous risquez d’être submergé et en même temps de rater pas mal de choses intéressantes.
  • Le CV en ligne : Le recruteur fait parfois son choix sans annonce, donc soyez visible. Mettre son CV en ligne c’est bien. Qu’il soit consulté, c’est mieux. Dans cette guerre des annuaires de sites, de stocks de CV, un vainqueur redoutable de ces dernières années est doyoubuzz. Bon référencement, prise en main facile, rendu assez agréable, prix (oui, c’est pas gratuit, aïe, sauf à avoir un nom de page un peu moins personnel et plus long) très correct: environ 30 euros par an. Possibilité de mettre votre CV en plusieurs langues, en version normale, avec possibilité pour chaque rubrique de renseigner des détails;  détails que le visiteur aura le choix de consulter ou non.  Attention: une fois votre CV créé, celui-ci prend un nom, et lorsqu’il s’agit d’un deuxième, troisième… Cv (en une autre langue), l’adresse du CV conservera le premier titre que vous aurez enregistré…

 

4/Les VI

Vous êtes jeune, plein de motivation: les VI sont pour vous. Postulez sur le site et foncez. Sur le sable chaud ou en pays polaire, loin ou pas, voilà un vrai passeport. Attention: ici comme ailleurs (vacataire…) l’État se fait plaisir et viole sympathiquement les lois qu’il vote pour tous les autres: n’ayant pas cotisé pour le chômage (du fait de ces belles exceptions décidées par l’État), le candidat de retour au pays n’a généralement aucun droit chômage. Oui je sais, ça fait toujours mal le retour.

Moins de 28 ans? Allez voir ces sites: Civiweb , des infos sur le site du gouvernement  ;  et jusqu’à 34 ans: sur le site de l’OIF

Au total, il existe des formes assez différentes de volontariat (et différents noms): à lire sur Pôle emploi ; Bonne lecture!

5/ Les PVT

Le programme vacances travail existe pour le Canada (http://www.pvtcanada.com/, jusqu’à 35 ans pour les Français, et jusqu’à 30 ans pour nos amis Belges). Mais aussi pour ce pays, « là-bas dessous », qui a vu les salaires augmenter d’environ 100% en une décennie. Vous voulez faire une expérience lointaine, vous n’avez pas l’info? Tentez l’Australie, ou la Nouvelle Zélande. Liberté, opportunités, mais attention ça commence à se savoir.

Deux sites: http://australie.pvtistes.net/ et working-holiday (attention, l’Australie vous attend jusqu’à 30 ans seulement. Ils donnent une petite liste des autres pays possibles (Japon, Nouvelle Zélande etc). Attention, le PVT Canada est pris d’assaut: mieux vaut être prêt à bondir dessus et très vite rendre son dossier quand les inscriptions sont ouvertes.

A lire cet article sur le PVT.

6/ « Alors moi j’en ai marre d’être pris pour un ….. !!!! »: Passer un concours

Ça y est, vous n’en pouvez plus de ces salaires de misère; vous sentez bien que ça ne changera pas. Et vous avez sans doute raison! Le raccourci pour avoir d’un coup un meilleur salaire garanti, tout en restant en France (ou pas), c’est de passer le sacro-saint concours français: plus qu’un concours, un mode de vie et de pensée quasiment. Devenez prof des écoles, de langues ou de lettres (ou d’autre) et ensuite partez où vous voudrez, en première classe, prioritaire sur des tonnes d’autres, même sans diplôme FLE, avec salaire garanti. Non, ça ne vous convient pas, vous n’arrivez pas à adhérer? Pas grave, lisez la suite, mais n’oubliez pas que la question du public risque de réapparaître à un moment donné si vous restez sur le sol français: accepterez-vous d’être vacataire ou refuserez-vous de cautionner ce type d’agissement qui nie le droit commun et contribue à banaliser la précarité en FLE ?

7/Transparence

Vous avez eu une première expérience (emploi, stage, VI etc) d’encadrement en FLE. Postulez alors sur transparence. Une candidature sérieuse et motivée, une petite prière et qui sait…

le site Transparence 

8/être gentil avec la dame

Vous avez un poste en ce moment, ou eu un poste récemment, mais bon ça ne vous donne pas de quoi vivre, ou satisfaction. Qu’importe: figurez-vous que les directeurs de structures connaissent parfois d’autres directeurs. Si si! Et même parfois, ils cultivent ces connaissances en un/des réseaux. Autant dire que celle/celui qui vous donne aujourd’hui du travail ici a peut-être des contacts là-bas pour vous demain. Ici plus que jamais, tentez de saisir le sens du mot grec « kairos ». Il y a un moment opportun pour tout. Attendez qu’une occasion se présente, et lorsqu’elle approche, saisissez là. Ce qui veut dire qu’il faut savoir élaborer des stratégies, mais ne pas s’enfermer dedans, ni être malade par surmenage lorsque l’occasion se présentera. Bien sûr, si vous êtes « enterré » au fin fond d’une jungle, vous risquez d’attendre longtemps. Bon… ça dépend de votre situation aussi, mais ne sous- estimez pas les occasions: il faut savoir être à l’écoute, et ça c’est très rare! Comment faire me direz-vous? La réponse arrive.

9/Et si je devenais meilleur?!!

Comment être plus à l’écoute? Comment être plus chanceux? Et si c’était une seule et même chose. En observant attentivement, en étant en phase avec les choses, on attire généralement davantage de chance, car on va au bon rythme. Au lieu de courir dans tous les sens jusqu’à la contre productivité, peut-être pourriez-vous développer une meilleure connaissance de vous, de vos rythmes. Intelligence émotionnelle? Oui, mais pas seulement. Chercher du travail c’est important, mais le faire sans s’épanouir du tout, c’est épuisant, étouffant. Conseils: ne cherchez pas seul, parlez-en, discutez-en. S’isoler est extrêmement pesant lorsqu’on cherche du travail, et épuisant. Vous avez toujours rêvé de dessiner, jouer d’un instrument? C’est peut-être le moment. Apprendre une langue, c’est aussi apprendre une musique, développer son oreille, et des émotions. Qui sait si cela ne fera pas la différence lors des prochaines années dans vos spécialisations-orientations. Le FLE est un domaine ouvert, riche de possibles. A vous de proposer!

10/Se bouger!

Les pantoufles du début sont loin: vous avez tout fait, mais ça ne marche pas vraiment. Il vous reste la solution qui multipliera vos chances de façon incroyable: aller sur place. Bon, bien sûr, à moins de disposer du don d’ubiquité, ou de jumeaux/clones, vous ne pourrez pas aller partout en même temps, et le prix des billets risque de faire rapidement rugir votre banquier. Mais nous sommes dans un beau pays, où les droits-chômage existent encore: sauf cas particulier vous n’avez pas zéro ressources. Vous n’avez pas de travail, vous êtes stressé, exténué? Prenez un billet ou un covoiturage pour un autre pays européen où vous souhaiteriez peut-être travailler, et allez voir ce qui s’y passe: on peut souvent y séjourner pour moins cher qu’en France, et les modalités d’échange culturel/hébergement (hospitalityclub, couchsurfing etc) sont aujourd’hui développées comme jamais. Allez prendre l’air, et rencontrer des gens souvent plus optimistes et ouverts que ceux que vous avez parfois l’habitude de voir dans les grandes villes de l’hexagone. Changer de perspective, penser autrement, et redonner de l’air à ses idées et à ses émotions.