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dalf C1Cet article souhaite synthétiser et analyser une expérience de plusieurs années de préparation au DALF C1, également en tant qu’examinateur DELF/DALF à l’Institut français de Milan (avec un public principalement italophone). Le cadre pratique est bien entendu transposable à d’autres réalités. Il s’agit d’une structure générale, proposant quelques grands principes, les principaux thèmes à aborder (partie #1 de l’article) et une grille de progression de dix séances (partie #2). A chacun d’y picorer quelques idées susceptibles de faciliter son travail quotidien de préparation et d’organisation du cours. Enfin, une brève sitographie complète l’article (partie #2).

1) Quelques grands principes…

  • Bien connaître le CECR (Cadre européen commun de référence) : une petite révision s’impose parfois 🙂
  • Proposer les exemples officiels du CIEP (Centre international d’études pédagogiques) : ce sont les mêmes sujets depuis longtemps, mais ce n’est pas pour autant que nos apprenants, eux, les connaissent. Il est fondamental de bien se familiariser avec la typologie. A utiliser obligatoirement en situation d’épreuve blanche en classe.
  • Travailler la méthode : le point-clef, le nerf de la guerre, le noeud central. Ne jamais penser que notre chère bonne vieille méthode franco-française est universelle et applicable spontanément par le monde entier. Les priorités : la synthèse de documents (PE) et le plan essai argumenté et production orale (PO).
  • Une séance = un thème : à mon sens, il vaut mieux travailler un seul thème par séance afin de bien approfondir tout le lexique et l’argumentation. On peut se pencher sur une ou deux compétences par séance mais un seul thème pour véritablement en faire le tour. Par exemple, le lexique des nouvelles technologies nécessite un gros travail à construire ensemble en classe. De même pour l’éducation, la consommation, le bonheur, s’informer aujourd’hui, le travail etc.
  • Didactiser des documents authentiques : c’est notre boulot :-). Notamment sur les épreuves de compréhension orale et écrite, mais aussi de PE (inventer des synthèses et des essais). Servons-nous de notre expérience d’examinateur pour préparer des didactisations proches des épreuves officielles.
  • Un écrit préalablement préparé en cours puis systématiquement à rédiger à la maison : le travail après la classe, c’est avant tout l’écrit ! Idéalement, le plan et le lexique sont vus en classe, mais ce n’est pas toujours possible.
  • Les faire s’immerger dans la Toile francophone : en espérant que les apprenants en connaissent déjà beaucoup. Repérer, identifier avec eux  des ressources francophones. Il serait plus que souhaitable qu’ils prennent l’habitude d’écouter et lire régulièrement en français. J’insiste surtout sur France Info et Google Actualités. On ne peut pas faire comme si Internet n’existait pas avant et après la classe !!
  • Si vous identifiez de sérieuses lacunes grammaticales : les orienter vers des ressources en ligne et multiplier les corrections écrites et orales !
  • Proposer les grilles d’évaluation des épreuves (PE et PO) : elles sont en ligne. Cela peut en faire réagir certains et cela met l’accent sur ce qui est demandé (par exemple, l’aspect méthodologique).
  • Mettre nos apprenants en situation, au fur et à mesure que l’épreuve se rapproche : dans un premier temps à la maison, il peuvent et même doivent utiliser Internet pour rédiger la synthèse et l’essai argumenté. Cependant, il faut se familiariser au temps de l’épreuve écrite (2h30 !!) et donc se mettre en situation. Sinon attention aux mauvaises surprises !!
  • Connecteurs logiques : je demande à chacun de se préparer une fiche personnelle sur ce point à partir d’Internet plutôt que de leur fournir notre super fiche qu’ils ne liront peut-être pas. En revanche, s’ils la préparent, ils savent. Ce principe est valable pour d’autres besoins identifiés.

 

2) Travailler les quatre compétences

  • Compréhension de l’oral : il est important de varier les sources et les durées ; des écoutes longues, des prises de note courtes avec la transcription (cf. France Inter) et de terminer la préparation par l’épreuve officielle du CIEP (niveau C1) pour bien se rendre compte de la typologie de questions.
  • Compréhension de l’écrit : épreuve officielle à proposer une fois en classe + correction. Si possible, en faire au moins deux. Mais la clé c’est la lecture régulière de la presse francophone.
  • Production orale : je demande à chaque apprenant de se mettre en situation en début de cours sur une prise de paroles de 10-15 minutes. Le thème doit être approuvé par l’enseignant en amont. La classe fait office de jury en posant des questions. L’enseignant fait un retour linguistique et méthodologique (points à revoir et points forts à encourager, bien sûr !!).
  • Production écrite : synthèse et essai argumenté à travailler systématiquement à la maison après avoir, si possible, préparé le travail en cours.

 

3) Les macro-thèmes à aborder en priorité

Voici, à mes yeux, les grands thèmes à aborder afin de préparer au mieux les principaux champs lexicaux susceptibles de “tomber” le jour de l’examen, en sachant qu’il y a quatre épreuves et donc quatre thèmes à traiter !!

  • Le monde du travail
  • L’école/l’éducation
  • La ville/l’urbanisme
  • L’écologie
  • Le numérique
  • Le bonheur
  • La société de consommation
  • L’apparence/la beauté/le corps
  • La mondialisation
  • La nourriture/l’alimentation
  • Les médias/journalisme
  • Les loisirs/voyages/vacances
  • Langue française/langage
  • Solidarité/engagement
  • L’adolescence

Idéalement, préparer des séances de PO qui associent deux thèmes comme par exemple “Ville ET numérique”, “Consommation ET bonheur”. Le thème du numérique est transversal par excellence, il est à traiter en priorité.

Vous pourrez lire la grille de progression de dix séances et la sitographie dans la suite de l’article.