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Pédagogie de projet

Le pédagogie de projet est très ancrée dans mes pratiques de classe. Aujourd’hui, je n’aborderai que très rapidement  la définition même de pédagogie de projet. Pas d’inquiétudes, j’ai bien l’intention d’y revenir beaucoup plus sérieusement. Mais, un long week-end approche et j’ai plus envie de vous montrer une réalisation d’apprenants pour ce soir.

Je vous renvoie, pour l’instant, à très bon article que vous trouverez en ligne. Il est extrait de Synergies, Pays Riverain de la Baltique et écrit par Émilie Perrichon. (Vous vous souvenez de ce billet sur les revues Synergies ? ).  Cet article propose une mise en perspective de la perspective actionnelle et de la pédagogie de projet. Je vous le recommande.

Voici donc la référence complète : PERRICHON, E. (2009). Perspective actionnelle et pédagogie du projet : De la culture individuelle à la construction d’une culture d’action collective. Synergies Pays Riverains de la Baltique n°6, 91-111.

Je vous conseille aussi ce petit livre de la collection « profession enseignant » :  Bordallo, I. et Ginestet, JP. Pour une pédagogie du projet. Hachette Education.

Contexte du projet

De mon côté, je vous propose simplement de partager le résultat d’un projet développé dans le cadre d’un festival au Centre de langues de l’université autonome de Mexico(UNAM). Les apprenants ont décidé de travailler sur la thématique de l’écologie, de la préservation (un peu adaptée, vous verrez). Dans l’exemple donné ici, il s’agit d’apprenants en tout début d’apprentissage A1.1. Au moment de la réalisation ils avaient environ 30-35 heures d’apprentissage à leur actif.

Je leur ai donc proposé de travailler sur la réalisation d’un court-métrage.

Les étapes

Nous avons, avant tout, visualisé  des courts-métrages tels  « foutaises » dont on vous a déjà parlé. (cf article)

Ce format, j’aime/ je n’aime pas étant parfaitement adapté au niveau, c’est ce schéma qui nous a servi de modèle.

Nous sommes passés au « remue-méninge » en groupe entier pour mobiliser du vocabulaire. Puis chaque groupe a réfléchi à son scénario.

Cette étape s’est matérialisée  par la réalisation d’un « scénario » (donc par la même occasion un peu d’expression écrite).

L’étape de réalisation s’est faite en dehors du cours (téléphone portable, appareil photo étant suffisant pour ce type de réalisation).

Le montage a demandé un petit coup de pouce pour certains groupes. (encore une occasion de parler français 🙂 )

Finalement, la projection est arrivée et ces jeunes étudiants n’étaient pas peu fiers de montrer leurs réalisations qui ont été accueillies avec enthousiasme et qui ont même fait rire d’autres apprenants de français.

 Conclusion

En regardant la vidéo, vous comprendrez qu’ils se sont amusés à la faire. Je rejoins donc un de mes premiers propos sur ce blog : c’est tellement bien de voir ses apprenants s’amuser avec leur objet d’apprentissage.

Voilà, la pédagogie de projet est un outil formidable qui permet de rendre ses apprenants actifs, maîtres de leur découvertes et interactions avec les autres.