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Anne Veillon est enseignante de FLE à Tours (à l’Institut de Touraine) et est aussi formatrice de formateurs. A l’issue d’un de ses ateliers de formation, elle a accepté de nous parler de ses activités, notamment sur l’intégration socio-culturelle des étudiants.

Anne Veillon

Partie 1 : « Intégrer l’environnement culturel en classe de FLE »

T’enseignes-tu (le FLE) ? : Bonjour Anne !

Anne Veillon : Bonjour Gabrielle !

T’enseignes-tu (le FLE) ? : Est-ce que tu pourrais nous présenter en quelques mots ton parcours, ce que tu fais dans la vie ?

Anne Veillon : Eh bien, je suis professeure de français langue étrangère et j’ai commencé juste après avoir passé ma Maîtrise à l’université François-Rabelais à Tours. J’ai commencé à travailler à l’Institut de Touraine aussitôt. Donc on était en 1991 et j’ai commencé à travailler, pas très régulièrement au début, puis de plus en plus régulièrement. Depuis une dizaine d’années, j’interviens à l’université comme chargée de cours pour les étudiants de Master 1 sur toute la problématique de l’oral/écrit avec la dimension phonétique, comment faire de la correction phonétique en classe. Et j’interviens aussi pour le M1 à distance comme tutrice de l’UE stage. Donc c’est avec les étudiants qui font leur stage et qui font leur rapport, je les aide dans cette rédaction. Sinon, j’ai travaillé pour un éditeur, Hachette, pour un cahier d’exercice et pour les rubriques de phonétique, pour la méthode Agenda, sur les trois niveaux. Voilà. Et puis sinon, depuis une dizaine d’années aussi, je fais des missions à l’étranger, des missions pédagogiques et j’interviens dans les stages didactiques de l’Institut.

T’enseignes-tu (le FLE) ? : Eh ben, plein de choses, super ! Alors moi, j’ai pu participer à un de tes ateliers, à l’Institut de Touraine, à Tours. La thématique, c’était « Intégrer l’environnement culturel en classe de FLE » et tu as animé un atelier. Est-ce que tu pourrais nous expliquer en quoi il consistait, et ce que tu as proposé aux participants ?

Anne Veillon : C’était un atelier sur l’intégration de l’univers socio-culturel. Donc moi, je me suis basée sur l’environnement immédiat des étudiants et en fait, j’ai présenté le travail de toute l’équipe des enseignants de l’Institut de Touraine. Depuis deux ans, on a mis en place des activités qu’on a appelées les « activités intégratives » qui consistent à emmener les étudiants dans la ville ou dans l’environnement immédiat, dans le quartier, ou dans l’école, pour mieux appréhender cet environnement, dans le but de les aider à s’intégrer davantage dans leur vie à Tours et à l’Institut de Touraine. Alors chaque niveau a des activités différentes et j’ai présenté ça.
Le but, c’est de rendre l’étudiant actif : plutôt que de faire une simple visite et de lui montrer les choses qui existent dans l’école et autour de l’école, on trouvait que c’était plus intéressant que ce soit lui qui fasse ces recherches, qui pose des questions. Dans les différentes activités proposées, l’étudiant est amené à travailler en petits groupes, à préparer quelque chose, à aller faire des photos, à interviewer des gens et à revenir présenter aux autres le fruit de ses observations et de ses découvertes.