test-test

The Heart of an Artichoke offre la possibilité à un public anglophone et francophile de poursuivre son apprentissage de la langue et de la culture françaises avec légèreté, originalité et humour. Les billets y sont rédigés en anglais mais comportent de nombreuses ressources en français accessibles à des apprenants de niveau B1 et plus, et couvrent une variété de sujets.

page accueil "coeur d'artichaud"

Qui est derrière le projet? Et comment est-il né?

Trois personnes: Linda Phillips Ashour, Robert Asahina et Claire Lerognon.

Claire: Linda et moi nous sommes rencontrées dans un club de lecture que j’ai animé pendant une dizaine d’années à New York. C’est, entre autres choses, un intérêt mutuel pour la langue (Linda en tant qu’apprenante, moi en tant qu’enseignante) qui a nourri l’amitié et le dialogue que nous avons développés au fil des ans. Bob, fréquent témoin de nos échanges, nous a encouragées à les écrire. C’est aujourd’hui chose faite : The Heart of an Artichoke n’attend qu’à être publié. Dans la perspective de nous faire connaître sur la toile, Bob, encore lui, a eu l’idée du site éponyme qu’il a conçu et où est hébergé le blog.

Pourquoi The Heart of an Artichoke?

Linda: L’idée du titre est née un soir où je préparais le dîner pour des amis qui n’allaient pas tarder. Une question pressait : comment cuisiner le tas de petits artichauts qui se trouvaient devant moi ? À la recherche d’une recette, j’ai fini par atterrir—et errer—sur le site du FIAF (French Institute-Alliance française de New York) où l’expression « avoir un cœur d’artichaut » était ce jour-là à l’honneur. J’en ai lu les diverses définitions avec curiosité. L’une d’entre elles résumait le fondement de notre entreprise : cœur d’artichaut, une feuille pour tout le monde.

La philosophie du projet et ce qui nous motive

Linda: Je n’ai jamais perdu mon appétit pour le français. J’ai commencé à l’apprendre il y a plus de quarante ans, sans autre choix que de le parler : je venais de débarquer à Saint Paul de Vence avec mari et enfants — et allais y rester neuf ans. L’apprentissage en autonomie, avec les moyens du bord, reste pour moi l’expérience la plus motivante. Les cours sont utiles, bien sûr, mais je n’en ai jamais été fan. Je préfère découvrir, me poser ici et là, au gré des mots et expressions rencontrés. De ce point de vue, j’incarne le public pour lequel notre blog est pensé. La rédaction de chaque billet, qu’il soit sérieux ou farfelu, initie ces rencontres avec la langue. Je deviens alors chercheuse, non plus élève en difficulté. En oubliant orthographe et grammaire, je me libère. C’est ce même espace vert que nous proposons au lecteur. Nous l’invitons à “errer” avec nous, à apprendre bout par bout, feuille après feuille—une approche que nous avons appelée “piecemeal learning”.

Claire: Je partage la motivation de Linda, ses envies de liberté et d’errance auxquelles s’ajoute celle, essentielle, de créer. J’enseigne le FLE depuis vingt ans et toujours avec enthousiasme, mais la perspective de partager réflexions et ressources sans cadre ni objectifs pédagogiques précis me réjouit aussi. Chaque billet est une nouvelle fenêtre, par laquelle, nous l’espérons, le lecteur passe une tête curieuse, et qui s’ouvre sur un espace où littérature, cinéma, gastronomie, langue, vie privée et j’en passe se côtoient et s’imbriquent joyeusement. Ce travail de composition m’intéresse beaucoup, le transcrire en mots—qui plus est, étrangers—aussi. Un exercice qui remet les idées en place quand on oublie (parfois) ce qu’est apprendre une langue…

Notre sélection

Claire: Le dialogue dont nous faisons la promesse dans le titre—A Dialogue à Deux about Language, Literature and Life—est le fil conducteur du livre. C’est un fil plus ténu dans le blog, mais toujours apparent. En voici un exemple: nos premiers échanges sur le subjonctif. À suivre bien sûr.

 

coeur-artichaud2

Bonne lecture!

 

Claire et Linda